Visiter Lyon en 2 jours : l’itinéraire parfait pour un premier week-end

Vue de Lyon au coucher du soleil : passerelle sur la Saône, façades du Vieux-Lyon et basilique de Fourvière
Table des matières

En bref : deux jours suffisent pour un premier week-end réussi à Lyon. Jour 1 : le Vieux-Lyon et ses traboules le matin, la colline de Fourvière l’après-midi, les quais de Saône au coucher du soleil. Jour 2 : la Presqu’île et ses places monumentales, les pentes de la Croix-Rousse, puis le musée des Confluences. Comptez 60 à 90 euros par jour et par personne hors hébergement, transports en commun inclus. La marche reste le meilleur moyen de découvrir la ville : le centre se traverse à pied en 30 minutes.

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Lyon concentre 2000 ans d’histoire sur quelques kilomètres carrés, entre Rhône et Saône. C’est aussi la capitale française de la gastronomie. Bonne nouvelle pour un premier séjour : les incontournables se regroupent en deux zones compactes, idéales pour un itinéraire de 48 heures sans courir. Voici le programme jour par jour, testé et optimisé pour limiter les trajets.

Jour 1 : le Vieux-Lyon, Fourvière et les quais de Saône

Matin : les traboules du Vieux-Lyon

Commencez par le quartier Saint-Jean, le plus grand ensemble Renaissance d’Europe après Venise. Arrivez avant 10 heures : les ruelles pavées se remplissent vite le week-end. Au programme, la cathédrale Saint-Jean et son horloge astronomique, la rue du Bœuf, la place du Change.

L’expérience à ne pas manquer : les traboules, ces passages couverts qui relient les rues en traversant les cours d’immeubles. Les plus belles sont la Longue Traboule (54 rue Saint-Jean) et la cour de la Tour Rose. Elles sont gratuites, mais discrètes : poussez les portes cochères entrouvertes, c’est autorisé tant que vous restez silencieux (des habitants vivent au-dessus).

Midi : premier bouchon lyonnais

Impossible de visiter Lyon sans tester un bouchon, ces bistrots typiques nés des mères lyonnaises. Quenelle de brochet, saucisson brioché, tablier de sapeur ou cervelle de canut : comptez 20 à 30 euros le menu. Privilégiez les adresses labellisées « Les Bouchons Lyonnais » et réservez la veille, les bonnes tables affichent complet le samedi.

Après-midi : Fourvière et les théâtres romains

Depuis le Vieux-Lyon, montez à Fourvière en funiculaire (la « ficelle », 2 minutes, inclus dans le ticket TCL) ou à pied par le jardin du Rosaire pour les plus sportifs. En haut : la basilique Notre-Dame de Fourvière, son intérieur doré spectaculaire et surtout l’esplanade, qui offre le plus beau panorama sur la ville, jusqu’aux Alpes par temps clair.

À 5 minutes à pied, les théâtres gallo-romains rappellent que Lyon fut Lugdunum, capitale des Gaules. L’accès au site archéologique est gratuit, un moment parfait en fin d’après-midi quand la lumière rase les gradins.

Soir : coucher de soleil sur les quais de Saône

Redescendez par le funiculaire et longez les quais de Saône côté Presqu’île : la vue sur les façades colorées du Vieux-Lyon et la basilique illuminée est un classique des photos de voyage. Pour dîner, cap sur la rue Mercière ou la rue des Marronniers, deux artères animées aux dizaines de restaurants.

Jour 2 : Presqu’île, Croix-Rousse et Confluence

Matin : la Presqu’île, cœur battant de Lyon

Démarrez place Bellecour, l’une des plus grandes places piétonnes d’Europe, point zéro de la ville. Remontez la rue de la République vers la place des Jacobins et sa fontaine, puis la place des Terreaux : hôtel de ville, fontaine Bartholdi et musée des Beaux-Arts, surnommé « le petit Louvre lyonnais ». Si vous aimez la peinture, ses collections valent largement une heure de visite (billet autour de 8 euros).

Midi : les Halles de Lyon Paul Bocuse

Prenez le métro jusqu’aux Halles de Lyon Paul Bocuse, le temple couvert de la gastronomie lyonnaise : 48 commerçants, des huîtres aux quenelles en passant par les fromages de la Mère Richard et la praline rose. On y déjeune sur le pouce ou attablé, au milieu des étals. Ambiance garantie le dimanche matin.

Après-midi : pentes de la Croix-Rousse ou musée des Confluences

Deux options selon votre énergie. Première option : grimper les pentes de la Croix-Rousse, l’ancien quartier des canuts, les ouvriers de la soie. Passez par la cour des Voraces et son escalier monumental, le mur des Canuts (la plus grande fresque murale d’Europe) et le plateau, avec son marché et son esprit village.

Seconde option : filer à la pointe sud de la Presqu’île pour le musée des Confluences, ce vaisseau de verre et d’acier posé au confluent du Rhône et de la Saône. Sciences naturelles, anthropologie, scénographie spectaculaire : prévoyez 2 heures et environ 12 euros. Le quartier Confluence qui l’entoure, ancien port industriel reconverti, mérite la balade.

Soir : dernier verre sur les berges du Rhône

Terminez le week-end sur les berges du Rhône, aménagées en promenade : guinguettes, péniches-bars et vue sur les façades des quais. L’été, c’est le point de rendez-vous des Lyonnais dès 18 heures.

Conseils pratiques pour un week-end à Lyon

  • Y aller : Lyon est à 2 heures de Paris en TGV, 1h40 de Marseille. La gare de Lyon Part-Dieu est reliée au centre en 10 minutes de métro. Depuis l’aéroport Saint-Exupéry, le tram express Rhônexpress rejoint la Part-Dieu en 30 minutes.
  • Se déplacer : le ticket TCL (métro, tram, bus, funiculaires) coûte environ 2 euros, le ticket 24 heures autour de 6,50 euros. Mais le centre se visite surtout à pied : Bellecour, Vieux-Lyon et Terreaux tiennent dans un rayon de 1,5 km.
  • Lyon City Card : à partir d’environ 29 euros la journée, elle inclut transports, musées et croisière sur la Saône. Rentable dès deux musées et un aller-retour en funiculaire.
  • Où dormir : Presqu’île pour tout faire à pied, Vieux-Lyon pour le charme (plus touristique), Part-Dieu pour les budgets serrés et les départs matinaux en train.
  • Budget indicatif : 60 à 90 euros par jour et par personne hors hébergement : deux repas dont un bouchon, transports, un musée et un café en terrasse.

FAQ

Deux jours suffisent-ils pour visiter Lyon ?

Oui pour un premier séjour : les incontournables (Vieux-Lyon, Fourvière, Presqu’île, Croix-Rousse) se concentrent sur un périmètre réduit. Deux jours pleins permettent de tout voir sans courir. Ajoutez une troisième journée si vous souhaitez inclure le parc de la Tête d’Or, une croisière sur la Saône ou une excursion dans le Beaujolais.

Quel est le meilleur moment pour un week-end à Lyon ?

Mai, juin et septembre offrent le meilleur compromis entre météo douce et affluence raisonnable. Début décembre, la Fête des Lumières transforme la ville pendant quatre soirs : magique, mais réservez votre hébergement deux à trois mois à l’avance, les prix doublent.

Faut-il réserver les bouchons lyonnais à l’avance ?

Le week-end, oui. Les bouchons réputés du Vieux-Lyon et de la rue Mercière affichent complet dès le vendredi. Un appel ou une réservation en ligne la veille suffit en général ; pour un samedi soir, anticipez de deux ou trois jours.

La Lyon City Card vaut-elle le coup pour 48 heures ?

Oui si vous prévoyez au moins deux musées payants et plusieurs trajets en transport. Elle inclut notamment le musée des Beaux-Arts, le musée des Confluences, la croisière fluviale et tous les transports TCL, funiculaires compris. Pour un week-end 100 % balade sans musée, un simple ticket 24 heures suffit.

Lyon se visite-t-elle facilement à pied ?

Oui, c’est même la meilleure façon de la découvrir. Le centre historique est compact et largement piéton. Seules les montées de Fourvière et de la Croix-Rousse sont sportives : les funiculaires et le métro C les remplacent sans effort.

Le mot de la fin

Lyon est la destination city break idéale pour se lancer : accessible en train, compacte, gourmande et spectaculaire dès le premier point de vue depuis Fourvière. Avec cet itinéraire de deux jours, vous repartirez avec l’essentiel et, c’est garanti, l’envie de revenir pour la Fête des Lumières ou une escapade dans le vignoble voisin. Pour préparer le reste de votre séjour, parcourez nos guides pour organiser votre voyage et nos idées de city breaks.

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