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Visiter Copenhague en 3 jours : l’itinéraire idéal quartier par quartier

C Carla · · 10 min de lecture

Visiter Copenhague en 3 jours : l’itinéraire idéal quartier par quartier
Sommaire
1. Jour 1 : le cœur historique, de Strøget à la Petite Sirène 2. Jour 2 : Rosenborg, Christianshavn et une soirée à Tivoli 3. Jour 3 : Louisiana ou les quartiers créatifs, selon vos envies 4. Conseils pratiques pour un city break réussi à Copenhague 5. Questions fréquentes

Un café, payé par carte parce que personne autour de la table n’a de liquide sur soi : voilà le genre de détail qui résume Copenhague dès le premier matin. Trois jours suffisent à voir l’essentiel. Jour 1 : le cœur historique, de Strøget à la Petite Sirène en passant par Nyhavn et Amalienborg. Jour 2 : le château de Rosenborg le matin, Christianshavn l’après-midi, et une soirée aux jardins de Tivoli. Jour 3 : le musée Louisiana au bord du détroit, ou les quartiers créatifs de Nørrebro et Vesterbro. Comptez 110 à 150 euros par jour et par personne hors vol, réservez en ligne la montée de la flèche de Notre-Sauveur, et laissez les espèces à la maison : au Danemark, tout se paie par carte, même ce café.

Deux heures de vol direct depuis Paris (des liaisons existent aussi depuis Lyon, Nice ou Marseille), puis 15 minutes de métro automatique entre l’aéroport et le centre : Copenhague est la capitale scandinave la plus simple à rejoindre pour un week-end prolongé. La ville est compacte, plate, dessinée pour le vélo, et son mélange de palais royaux, de canaux et de design contemporain se découvre sans courir. Le Danemark est cher, c’est vrai, mais un itinéraire bien construit limite les dépenses inutiles sans sacrifier les pauses café, presque une institution locale.

Jour 1 : le cœur historique, de Strøget à la Petite Sirène

La Rundetårn, la Tour ronde de Copenhague
Photo : Avda, CC BY-SA 3.0

Matin : Strøget, la Tour ronde et Christiansborg

Départ de la place de l’Hôtel-de-Ville (Rådhuspladsen), puis remontez Strøget, la rue piétonne de 1,1 km qui traverse tout le centre. Bifurquez vers la Rundetårn, la Tour ronde de 1642 : on y grimpe par une rampe hélicoïdale de 209 mètres (aucun escalier, les chevaux du roi y montaient autrefois) pour une première vue sur les toits, moyennant environ 8 euros.

Poursuivez vers l’îlot de Slotsholmen et le palais de Christiansborg, siège du Parlement danois. Bonne nouvelle pour le budget : sa tour, la plus haute de la ville avec ses 106 mètres, se visite gratuitement (fermée le lundi, petit contrôle de sécurité à prévoir). Les salles de réception royales, elles, méritent le billet si le ciel se couvre.

Après-midi : Nyhavn, Amalienborg et la Petite Sirène

Le palais d'Amalienborg, résidence royale à Copenhague
Photo : European Commission / Joshua Andrew Gross, CC BY 4.0

Nyhavn, l’ancien port aux façades colorées, est l’image la plus célèbre de la ville : c’est aussi le point de départ des croisières sur les canaux (une heure de navigation, 12 à 18 euros selon la compagnie ; Netto-Bådene reste la plus abordable). Embarquez en début d’après-midi, la lumière est belle et le commentaire donne de bons repères pour la suite du séjour.

Remontez ensuite le front de mer vers Amalienborg, la résidence de la famille royale : quatre palais identiques autour d’une place octogonale. La relève de la garde a lieu chaque jour à midi (les gardes quittent Rosenborg à 11 h 30) ; si vous y tenez, inversez l’ordre de la journée. Terminez par le Kastellet, citadelle en étoile du XVIIe siècle parfaitement conservée, et la Petite Sirène toute proche. La statue est petite et souvent entourée, mais la promenade qui y mène, entre bastions, douves et moulin, vaut le déplacement à elle seule.

Jour 2 : Rosenborg, Christianshavn et une soirée à Tivoli

Le château de Rosenborg dans le jardin du Roi, Copenhague
Photo : Jérémy Toma, CC BY-SA 4.0

Matin : le château de Rosenborg et les halles de Torvehallerne

Résidence Renaissance de Christian IV posée dans le jardin du Roi, le château de Rosenborg abrite les joyaux de la couronne dans un sous-sol blindé. Comptez environ 19 euros et une bonne heure et demie de visite ; en été, réservez votre créneau en ligne. Autour, le Kongens Have devient dès les premiers rayons le lieu de pique-nique préféré des Copenhagois.

À dix minutes à pied, près de la station Nørreport, les halles couvertes de Torvehallerne sont l’endroit rêvé pour déjeuner : comptoirs de smørrebrød (ces tartines garnies coûtent 10 à 20 euros pièce, mais une seule cale bien), poisson fumé, cafés de spécialité et brioches à la cannelle.

Après-midi : Christianshavn, la flèche de Notre-Sauveur et Christiania

La flèche hélicoïdale de l'église de Notre-Sauveur, Christianshavn
Photo : Ib Rasmussen, Public domain

Traversez le port vers Christianshavn, le « petit Amsterdam » de Copenhague, avec ses canaux bordés de voiliers et de péniches. Le grand moment : l’église de Notre-Sauveur et sa flèche hélicoïdale dorée, que l’on gravit par 400 marches dont les 150 dernières à l’extérieur, en spirale autour de la flèche. Vue imprenable et frisson garanti ; environ 13 euros, créneau à réserver en ligne en haute saison, montée fermée par grand vent.

À deux pas, Christiania, la « ville libre » autogérée depuis 1971, se visite en respectant quelques règles simples (pas de photos dans la rue principale). Ateliers d’artistes, maisons autoconstruites au bord du lac : un autre monde à dix minutes du Parlement. S’il fait beau, prolongez jusqu’à Reffen, le grand marché de street food installé sur le port (ouvert d’avril à la fin septembre).

Soirée : les jardins de Tivoli

Ouvert en 1843 en plein centre-ville, Tivoli n’est pas un simple parc d’attractions : c’est une institution nationale, faite de jardins illuminés, de pavillons exotiques et de montagnes russes en bois de 1914 toujours en service. L’entrée coûte environ 22 euros (manèges en supplément, pass illimité autour de 37 euros) et le parc ouvre d’avril à fin septembre, puis pour Halloween et les fêtes de Noël. Y passer la soirée, quand les milliers de lampions s’allument, reste l’un des grands souvenirs d’un séjour à Copenhague.

Jour 3 : Louisiana ou les quartiers créatifs, selon vos envies

Option A : le musée Louisiana, au bord du détroit

Le parc de sculptures du musée Louisiana face à l'Øresund
Photo : IK's world Trip, CC BY 2.0

À 35 minutes de train de la gare centrale (direction Helsingør, arrêt Humlebæk, puis 10 minutes à pied), le musée d’Art moderne Louisiana est régulièrement cité parmi les plus beaux musées du monde. Collections de premier plan (Giacometti, Warhol, art danois), expositions temporaires ambitieuses, mais surtout un parc de sculptures suspendu au-dessus du détroit de l’Øresund, face aux côtes suédoises. Entrée autour de 20 euros, fermé le lundi. Les plus motivés enchaînent avec le château de Kronborg à Helsingør, la forteresse d’Hamlet, dix minutes de train plus loin.

Option B : Nørrebro et Vesterbro, le Copenhague des habitants

Le parc urbain de Superkilen à Nørrebro, Copenhague
Photo : Lorie Shaull, CC BY-SA 4.0

Restez en ville et consacrez la matinée à Nørrebro : le parc urbain de Superkilen et son mobilier venu d’une soixantaine de pays, la rue Jægersborggade et ses ateliers de céramistes, puis le cimetière-jardin d’Assistens où reposent Andersen et Kierkegaard (les habitants y bronzent sans complexe, c’est très danois). L’après-midi, filez à Vesterbro : friperies d’Istedgade, café dans une micro-torréfaction, puis un verre dans le Kødbyen, l’ancien quartier des abattoirs devenu le cœur des soirées locales. En été, terminez par un plongeon gratuit aux bains du port d’Islands Brygge, dans une eau dont la qualité est contrôlée quotidiennement.

Conseils pratiques pour un city break réussi à Copenhague

Meilleure période

Mai à septembre pour les longues journées, les terrasses et les bains de port. Décembre a son charme avec Tivoli illuminé et les marchés de Noël. Coupe-vent utile toute l’année.

Durée idéale

3 jours pour la ville et une escapade (Louisiana ou Kronborg). Comptez 4 à 5 jours pour ajouter Malmö, Frederiksborg ou tout refaire à vélo, sans se presser.

Se déplacer

Presque tout se fait à pied ou à vélo (location environ 20 euros la journée). Le métro automatique roule 24 h/24 ; le trajet en zone centrale coûte environ 3,50 euros, l’aéroport est à 15 minutes du centre.

Budget

110 à 150 euros par jour et par personne en formule confortable. La monnaie est la couronne danoise (1 euro vaut environ 7,45 couronnes) et la carte bancaire passe partout, même pour 2 euros.

Où loger

Indre By (centre) pour tout faire à pied, Vesterbro pour l’ambiance et la proximité de la gare, Christianshavn pour les canaux, Østerbro pour un séjour en famille au calme.

À réserver à l’avance

La flèche de Notre-Sauveur (créneaux horaires l’été), Rosenborg en haute saison et les restaurants courus du week-end. Le reste s’achète sur place ou en ligne la veille.

Pour construire votre programme heure par heure et arbitrer entre Louisiana et Nørrebro selon la météo, notre guide pour organiser un city break avec l’IA vous fera gagner un temps précieux. Le Danemark n’étant pas la destination la moins chère d’Europe, jetez aussi un œil à nos conseils pour estimer et suivre votre budget voyage. Et si le nord de l’Europe vous réussit, lisez nos itinéraires pour visiter Stockholm en 3 jours et visiter Berlin en 3 jours.

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Questions fréquentes

3 jours suffisent-ils pour visiter Copenhague ?

Oui, trois jours couvrent le centre historique, Christianshavn, Rosenborg, une soirée à Tivoli et même une escapade au musée Louisiana ou à Nørrebro. La ville est compacte : la plupart des sites majeurs tiennent dans un rayon de 3 km. Pour ajouter Malmö, Kronborg et Frederiksborg, prévoyez plutôt cinq jours.

Quel budget prévoir pour 3 jours à Copenhague ?

Hors vols, comptez 330 à 450 euros par personne pour trois jours en formule confortable : hôtel 3 étoiles à partager, restaurants simples, transports et visites. En version économique (auberge, street food, pique-niques à Kongens Have), 240 à 300 euros restent réalistes. Les visites gratuites, nombreuses, aident beaucoup.

Faut-il réserver les visites à l’avance ?

Deux réservations comptent vraiment : la montée de la flèche de Notre-Sauveur, vendue par créneaux horaires qui partent vite l’été, et Rosenborg en haute saison. Tivoli, la Rundetårn et les croisières s’achètent sur place ou en ligne le jour même ; la tour de Christiansborg est gratuite et sans réservation.

La Copenhagen Card vaut-elle le coup ?

À environ 60 euros les 24 heures, la Copenhagen Card inclut les transports (aéroport compris) et l’entrée de plus de 80 sites, dont Tivoli, Rosenborg et Kronborg. Elle devient rentable à partir de trois visites payantes par jour. Sur un itinéraire qui privilégie quartiers et sites gratuits, les billets à l’unité suffisent.

Quel quartier choisir pour dormir à Copenhague ?

Indre By, le centre historique, permet de tout faire à pied mais affiche les prix les plus élevés. Vesterbro, derrière la gare centrale, combine bonnes tables, hôtels design et accès direct à l’aéroport. Christianshavn séduit par ses canaux, Østerbro par son calme familial ; Nørrebro offre souvent le meilleur rapport qualité-prix.

Conclusion

Nyhavn au petit matin, la flèche dorée de Notre-Sauveur à mi-parcours, les lampions de Tivoli à la nuit tombée : en trois jours bien menés, Copenhague livre à la fois ses cartes postales et son art de vivre, ce fameux hygge qui se passe de traduction. La recette tient en trois points : réserver le peu qui doit l’être, enfourcher un vélo comme tout le monde et garder des trous dans le programme pour les pauses café. Pour élargir le champ au-delà de cet itinéraire, notre panorama complet détaille que faire à Copenhague, thème par thème.

Moins de temps devant vous ? Suivez plutôt notre programme condensé pour un week-end à Copenhague en 2 jours.

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Carla

Rédactrice voyage

Carla rédige pour Planhora des guides de voyage et des idées de destinations. Curieuse et grande voyageuse, elle partage des conseils pratiques pour organiser ses séjours, choisir où partir et profiter pleinement de chaque étape, des city breaks aux escapades nature.