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Que faire à Dublin ? Les incontournables et les meilleures idées

C Carla · · 11 min de lecture

Que faire à Dublin ? Les incontournables et les meilleures idées
Sommaire
1. Les incontournables de Dublin 2. Musées et culture 3. Les plus beaux quartiers à explorer 4. Où manger et boire à Dublin 5. Expériences et activités 6. Que faire gratuitement à Dublin 7. Aux alentours de Dublin 8. Combien de jours pour visiter Dublin ? 9. Conseils pratiques pour visiter Dublin 10. Questions fréquentes

Il tombe une bruine fine sur la file devant Trinity College, et personne ne s’en formalise : c’est Dublin. Une fois à l’intérieur, direction le Livre de Kells, premier des cinq passages obligés de la ville, avec une pinte tirée au Gravity Bar de la Guinness Storehouse pour la vue, la visite guidée de Kilmainham Gaol pour l’histoire, une soirée de musique live dans un pub et la marche sur le sentier des falaises de Howth pour l’air marin. Comptez 100 à 140 euros par jour hors vol, réservez les trois premiers sites en ligne avant de partir, et gardez toujours un plan B intérieur : la pluie ne prévient pas plus qu’elle ne dure. Le programme complet, jour par jour, est détaillé plus bas.

Dublin ne se visite pas comme Rome ou Paris : les monuments spectaculaires y sont rares, l’atmosphère y est tout. C’est une capitale de poche (le centre tient dans deux kilomètres autour de la Liffey) où l’on passe d’une bibliothèque du XVIIIe siècle à un pub à sessions de musique traditionnelle, d’une prison chargée d’histoire à des falaises battues par la mer d’Irlande. Ville de Joyce, de Wilde et de U2, elle parle anglais, se rejoint en moins de deux heures de vol depuis la France et convient autant à un premier city break qu’à un week-end entre amis. Voici, thème par thème, tout ce qui vaut vraiment votre temps.

Les incontournables de Dublin

La cathédrale Saint-Patrick de Dublin
Photo : Diliff, CC BY-SA 3.0

Trinity College et le Livre de Kells

La plus ancienne université d’Irlande (1592) garde le trésor national : le Livre de Kells, évangéliaire enluminé du IXe siècle, présenté au bout d’un parcours qui mène à la majestueuse Long Room. Environ 25 euros, créneaux horodatés à réserver en ligne ; visez l’ouverture, vers 9 h 30. Le campus, lui, se traverse gratuitement.

La Guinness Storehouse

Sept étages en forme de pinte géante au cœur de la brasserie St James’s Gate : l’attraction la plus visitée du pays raconte le brassage et le marketing de génie de la marque, et se termine par une pinte comprise au Gravity Bar, panorama à 360 degrés sur la ville. À partir d’une vingtaine d’euros en ligne ; la fin d’après-midi offre la plus belle lumière.

La cathédrale Saint-Patrick et Christ Church

Deux cathédrales médiévales à 700 mètres l’une de l’autre. Saint-Patrick, la plus grande d’Irlande, abrite la tombe de Jonathan Swift (environ 10 euros) ; Christ Church, fondée par les Vikings, cache la plus vaste crypte des îles britanniques (environ 11 euros). Si vous devez choisir, prenez Saint-Patrick pour son parc et son histoire.

Le château de Dublin

Sept siècles de pouvoir britannique puis la naissance de l’État irlandais : les appartements d’État se visitent en autonomie pour environ 8 euros, en plein centre, entre Dame Street et les jardins de Dubhlinn.

Musées et culture

La prison de Kilmainham, haut lieu de l'histoire irlandaise
Photo : ESC0601, CC BY 4.0

Kilmainham Gaol est la visite la plus marquante de la ville : c’est dans cette prison que furent exécutés les chefs de l’insurrection de Pâques 1916, et la visite guidée (environ 8 euros, réservation obligatoire plusieurs semaines à l’avance) vaut tous les livres d’histoire irlandaise. En centre-ville, la bibliothèque Chester Beatty, derrière le château, expose gratuitement une collection exceptionnelle de manuscrits et de miniatures d’Asie et du Moyen-Orient. Le Musée national d’Irlande (branche archéologie, sur Kildare Street) est gratuit lui aussi : ses ors celtes et ses corps des tourbières fascinent petits et grands. Enfin, EPIC, le musée de l’émigration irlandaise dans les Docklands, entièrement numérique et très bien fait, explique pourquoi 70 millions de personnes dans le monde revendiquent des racines irlandaises (environ 21 euros).

Les plus beaux quartiers à explorer

Le parc St Stephen's Green vu du ciel, Dublin
Photo : dronepicr, CC BY 2.0

Temple Bar concentre les façades colorées, les pavés et les pubs à musique ; touristique, mais à voir au moins une fois, plutôt en début de soirée. Au sud, le Dublin géorgien déploie ses portes colorées et ses squares élégants : flânez de Grafton Street, l’artère des musiciens de rue, à St Stephen’s Green, puis jusqu’à Merrion Square et sa statue d’Oscar Wilde. À l’ouest, les Liberties, ancien fief des brasseurs et des artisans, alignent friperies, antiquaires et distilleries relancées. Sur la rive nord, Stoneybatter et Smithfield montrent le Dublin des habitants : cafés de quartier, street art et le pub à sessions The Cobblestone.

Où manger et boire à Dublin

Le matin, attablez-vous devant un full Irish breakfast (œufs, bacon, saucisses, boudins noir et blanc, 14 à 18 euros en café). À midi, le fish and chips reste une institution : Leo Burdock, fondé en 1913 près de Christ Church, sert le sien depuis plus d’un siècle. Le soir, la cuisine irlandaise moderne a fait d’énormes progrès : comptez 16 à 20 euros le plat de pub soigné (Irish stew, fish pie), davantage dans les tables gastronomiques qui fleurissent autour de Camden Street. Côté bière, fuyez les pintes à 10 euros de Temple Bar pour les pubs victoriens à 6,50 euros : The Long Hall sur South Great George’s Street ou Kehoe’s près de Grafton Street. Les amateurs de whiskey ont l’embarras du choix : distillerie Teeling dans les Liberties ou Jameson à Smithfield, visites avec dégustation autour de 25 à 30 euros.

Expériences et activités

Le Ha'penny Bridge au-dessus de la Liffey, Dublin
Photo : Wikimedia Commons, Public domain

Traverser le Ha’penny Bridge, la passerelle blanche de 1816 qui doit son nom au demi-penny du péage d’origine, est un rituel dublinois ; au coucher du soleil, la vue sur la Liffey est la carte postale de la ville. Autre expérience typique : une session de musique traditionnelle dans un pub, gratuite avec votre pinte ; il y en a tous les soirs quelque part, du Cobblestone à O’Donoghue’s, le pub où ont débuté les Dubliners. Les sportifs viseront un match de football gaélique ou de hurling à Croke Park, stade de 82 000 places (billets de 25 à 45 euros selon l’affiche, de mai à septembre) ; hors match, le musée de la GAA et la visite du stade se font toute l’année. Enfin, les amateurs de littérature suivront les traces de Joyce et de Beckett au Museum of Literature Ireland (MoLI), près de St Stephen’s Green.

Que faire gratuitement à Dublin

Phoenix Park, le grand parc de Dublin
Photo : Noelfirl at English Wikipedia, Public domain

Dublin est chère, mais ses plus grands musées sont gratuits : Musée national d’Irlande, National Gallery of Ireland (Caravage, Vermeer, Jack B. Yeats) et Chester Beatty ne coûtent pas un centime. Côté plein air, St Stephen’s Green et ses bassins en plein centre, puis Phoenix Park, 707 hectares où paissent des daims en liberté, offrent des heures de balade. Le campus de Trinity College se traverse librement, les musiciens de Grafton Street jouent pour qui veut, et la promenade le long de la Liffey, du Ha’penny Bridge aux Docklands et à leur pont-harpe signé Calatrava, raconte deux siècles d’histoire urbaine sans ticket d’entrée.

Aux alentours de Dublin

Le lac supérieur de Glendalough, montagnes de Wicklow
Photo : Michael Rooney, Public domain

Deux escapades dominent. Howth d’abord : le village de pêcheurs est à 25 minutes de train DART du centre (environ 4 euros l’aller), et son sentier des falaises, une boucle de 6 kilomètres face à la mer avec le phare de Baily en toile de fond, constitue la plus belle demi-journée nature accessible sans voiture. Glendalough ensuite, à une heure de route au sud dans les montagnes de Wicklow : un site monastique du VIe siècle, sa tour ronde et deux lacs noirs entre les collines ; sans voiture, le bus St Kevin’s part du centre de Dublin, et de nombreuses excursions d’une demi-journée combinent Glendalough et la campagne de Wicklow autour de 30 à 45 euros.

Combien de jours pour visiter Dublin ?

Deux jours pleins suffisent pour les incontournables du centre, trois jours permettent d’ajouter Howth ou Kilmainham Gaol sans courir : c’est le format idéal du city break. Pour ne pas réinventer la roue, suivez notre itinéraire pour visiter Dublin en 3 jours : il enchaîne les quartiers dans l’ordre logique, avec les horaires, les prix et les réservations à anticiper.

Conseils pratiques pour visiter Dublin

Meilleure période

Mai, juin et septembre : journées longues et affluence raisonnable. L’hiver est doux mais sombre ; la Saint-Patrick (17 mars) est inoubliable et hors de prix.

Combien de temps

2 jours pour le centre, 3 jours avec Howth ou Kilmainham, 4 jours en ajoutant Glendalough et les montagnes de Wicklow.

Se déplacer

Le centre se fait à pied. Carte Leap Visitor pour le DART, le tram Luas et les bus : environ 8 euros les 24 h, 16 euros les 72 h. Pas de métro ; bus express pour l’aéroport (8 à 10 euros).

Budget

100 à 140 euros par jour et par personne en formule confortable. La pinte va de 6,50 euros en pub de quartier à 10 euros à Temple Bar ; l’hébergement est le poste le plus lourd.

Réserver à l’avance

Kilmainham Gaol plusieurs semaines avant, le Livre de Kells et la Guinness Storehouse quelques jours avant. Hôtels : le plus tôt possible, l’offre est tendue toute l’année.

Bon à savoir

La monnaie est l’euro, on roule à gauche (regardez à droite avant de traverser) et la météo change vite : superposez les couches et gardez un musée gratuit en plan B.

Avant de partir, deux lectures utiles : notre méthode pour préparer un city break avec l’IA, qui transforme cette liste en programme heure par heure, et nos conseils pour estimer et suivre votre budget voyage, précieux dans une ville où l’addition grimpe vite. Et si vous hésitez encore sur la destination, comparez avec Édimbourg en 3 jours, l’autre grande capitale celte.

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Questions fréquentes

Que faire à Dublin en 1 jour ?

En une journée, concentrez-vous sur le cœur : le Livre de Kells à Trinity College à l’ouverture, Grafton Street et St Stephen’s Green, le château de Dublin ou la cathédrale Saint-Patrick l’après-midi, puis la Guinness Storehouse en fin de journée et une pinte à Temple Bar. Tout se fait à pied, mais réservez Kells et Guinness en ligne la veille au plus tard.

Que faire à Dublin quand il pleut ?

Dublin est une ville faite pour la pluie : Musée national d’Irlande, National Gallery et Chester Beatty sont gratuits et couverts, EPIC et la Guinness Storehouse occupent chacun deux bonnes heures, et les pubs à musique font le reste. Les averses durent rarement : gardez les balades pour les éclaircies.

Que faire gratuitement à Dublin ?

Les trois grands musées nationaux (archéologie, National Gallery, Chester Beatty) sont gratuits, tout comme le campus de Trinity College, St Stephen’s Green, Phoenix Park et ses daims, la traversée du Ha’penny Bridge et les concerts de rue de Grafton Street. Une journée entière sans rien payer est tout à fait réaliste.

Que faire à Dublin le soir ?

Le soir appartient aux pubs : musique live gratuite au Cobblestone (Smithfield) ou chez O’Donoghue’s, ambiance survoltée à Temple Bar, pintes plus calmes au Long Hall ou chez Kehoe’s. Les théâtres historiques (Abbey, Gate) proposent des pièces dès 20 à 30 euros, et en été la lumière dure jusqu’à 22 h : parfait pour une promenade le long de la Liffey.

Combien de jours pour visiter Dublin ?

Trois jours constituent le bon format : deux pour le centre (Trinity, cathédrales, château, Guinness Storehouse, Temple Bar) et un pour Howth ou Kilmainham Gaol. En deux jours, on voit l’essentiel en marchant vite ; en quatre, on ajoute Glendalough et les montagnes de Wicklow.

Conclusion

Un manuscrit millénaire, des pintes qui se méritent, une prison qui raconte une nation et des falaises à 25 minutes de train : Dublin récompense ceux qui alternent grands sites et flânerie, intérieurs chaleureux et grand air. Piochez dans cette liste selon la météo et vos envies, réservez les trois visites majeures, et laissez le reste au hasard des rues : c’est souvent dans un pub anonyme, entre deux reels au violon, que le voyage bascule. Pour transformer ces idées en programme précis, notre planificateur de voyage construit votre itinéraire dublinois en deux minutes.

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Carla

Rédactrice voyage

Carla rédige pour Planhora des guides de voyage et des idées de destinations. Curieuse et grande voyageuse, elle partage des conseils pratiques pour organiser ses séjours, choisir où partir et profiter pleinement de chaque étape, des city breaks aux escapades nature.